Géologie
Hauteur, géologie et fissure du Preikestolen : le rocher va-t-il tomber ?
Le Preikestolen se dresse à 604 mètres au-dessus du Lysefjord. Son sommet est une plate-forme presque plane d’environ 25 mètres sur 25, qui se termine par un à-pic jusqu’à l’eau ; et comme le fjord, juste en dessous, est profond d’environ 400 mètres, la dénivellation entre le plateau et le fond du fjord approche le kilomètre. L’ensemble du bloc en surplomb, mesuré de son sommet jusqu’à sa jonction avec le flanc de la montagne, représente environ 120 000 mètres cubes de roche.
Il doit cette forme à la glace et au gel, qui ont travaillé une roche de socle très ancienne et très dure. Les glaciers ont creusé le Lysefjord au fil des glaciations successives ; quand la glace a fondu, il y a environ 10 000 ans, les parois abruptes ont perdu leur appui, et le gel et les éboulements ont fendu la falaise le long de fissures qui se croisent à angle droit. L’une de ces fissures traverse l’arrière du plateau, large d’un demi-mètre, et elle inquiète depuis 1930. Une étude de stabilité achevée en 2018 a établi que la fissure ne traverse pas entièrement le rocher, et le Service géologique de Norvège (NGU) décrit désormais le Preikestolen comme solidement ancré. Cet article explique la hauteur, la roche, la fissure et ce que disent les preuves.
La réponse courte
- Hauteur : 604 mètres au-dessus du Lysefjord, qui est ici au niveau de la mer.
- Le plateau : presque plat, environ 25 mètres sur 25.
- Sous la surface : le fjord, juste en dessous, est profond d’environ 400 mètres ; à son point le plus profond, le Lysefjord atteint 456 mètres.
- La roche : une roche de socle cristalline et dure, vieille de près d’un milliard d’années, que le NGU classe comme granodiorite porphyrique.
- Sa formation : les glaciers ont creusé et surcreusé le fjord ; après la fonte des glaces, le gel et les avalanches rocheuses ont brisé la falaise le long de fractures à angle droit.
- La fissure : environ un demi-mètre de large et plusieurs mètres de profondeur, surveillée à l’aide de boulons pendant des années.
- Va-t-il tomber ? Pas dans un avenir prévisible, d’après l’analyse de 2018. La fiche du NGU ajoute qu’il ne survivra probablement pas à la prochaine glaciation.
Quelle est la hauteur du Preikestolen ?
Le Store norske leksikon, l’encyclopédie norvégienne, et la fiche du patrimoine géologique du NGU donnent le même chiffre : la falaise s’avance à 604 mètres au-dessus du fjord et plonge à la verticale dans la mer. Comme le Lysefjord est un bras de mer, c’est aussi son altitude.
La hauteur sous l’eau compte aussi. Go Fjords note que le fjord, juste sous le rocher, est profond d’environ 400 mètres, si bien que le dénivelé total entre le plateau et le fond du fjord est d’environ un kilomètre. Ailleurs, le Lysefjord est plus profond encore : le NGU indique 456 mètres à son point le plus profond, sans compter les sédiments meubles du fond.
Si vous comptez monter à pied, ne confondez pas la hauteur de la falaise avec la montée. Le sentier part de la Preikestolen fjellstue, bien au-dessus du fjord, et la fondation qui le gère estime le dénivelé total de l’aller-retour à environ 500 mètres, répartis sur plusieurs montées. Notre guide de la randonnée du Preikestolen donne la distance et les durées.
De l’autre côté du fjord et plus loin vers l’intérieur, le massif de Kjerag montre ce que le même paysage peut produire à plus grande échelle : selon le Store norske leksikon, il plonge à la verticale sur près de 1 000 mètres dans le fjord. Kjerag est une randonnée à part entière, présentée dans notre guide de la croisière sur le Lysefjord.
Le plateau et sa corniche
Selon le Store norske leksikon, le plateau semble presque découpé au couteau, et ses arêtes rectilignes sont la première chose que la plupart des gens remarquent sur les photos.
On n’y accède pas par un terrain dégagé. Le NGU décrit une corniche que le sentier emprunte pour gagner le plateau par le nord-ouest, le long de la falaise, et une grande fissure qui sépare la plate-forme de la montagne derrière elle. La fissure a sa propre section plus bas.
L’ancien nom local en dit long sur sa forme. Avant l’arrivée des touristes, les habitants des bords du fjord appelaient le rocher Hyvlatonnå, la « dent du rabot », parce que la corniche carrée ressemble à la lame d’acier d’un rabot de menuisier vue de profil. Le nom Preikestolen, la « chaise du prédicateur », c’est-à-dire la chaire, est venu plus tard.
De quoi est faite la roche
Le Preikestolen fait partie d’une montagne appelée Neverdalsfjellet. Le NGU décrit sa roche comme un véritable socle : une granodiorite porphyrique résistante, c’est-à-dire une roche proche du granite, aux gros cristaux pris dans une masse à grain plus fin. Elle est très ancienne, près d’un milliard d’années, et les géologues la rattachent à la période sveconorvégienne, du nom d’une orogenèse du même âge.
L’étude de stabilité de 2018 décrit la roche en des termes un peu différents. Ses analyses en laboratoire ont identifié deux types de roche solides, un granite à gros grain et un gneiss, et les essais sur échantillons ont confirmé que la roche est résistante. Les deux descriptions ne se contredisent pas vraiment : elles se situent à des niveaux de détail différents, et toutes deux désignent une roche de socle cristalline et dure, que le NGU qualifie de résistante. Cette solidité est l’une des raisons pour lesquelles la falaise peut se tenir aussi verticale.
Le nom du fjord vient de la même roche claire. Le Store norske leksikon fait remonter Lysefjorden au vieux norrois Lýsir, probablement issu du mot signifiant « lumière », et indique qu’il fait référence à la roche décapée et blanchie qui borde les flancs du fjord.
Avant la glace : une vallée sur une ligne de fracture
Le Lysefjord n’est pas né de rien. Le NGU avance qu’une vallée existait peut-être ici avant la formation du fjord, le long d’une grande zone de fracture est-ouest du socle. Preikestolen 365, le site destiné aux visiteurs de la fondation qui gère le sentier, décrit le point de départ comme une vallée fluviale, creusée par les ruisseaux et les rivières dans un ancien paysage de plaine il y a quelques millions d’années.
On voit encore les traces de ce paysage plus ancien. Depuis le haut des flancs du fjord, une surface large et à peu près plane se prolonge de part et d’autre. Les géologues l’appellent la surface paléique, une ancienne plaine d’altitude qui témoigne de ce à quoi ressemblait le relief avant que les glaciations ne l’entaillent. Si, depuis le Preikestolen, vous regardez vers l’autre rive, les collines en forme de plateau qui s’y dressent appartiennent à cette ancienne surface.
Comment les glaciers ont creusé le Lysefjord
Au cours d’une série de glaciations s’étalant sur 1 à 2 millions d’années, les glaciers en mouvement ont creusé la vallée en un profond U. Le NGU décrit le Lysefjord comme une vallée érodée par les glaciers et surcreusée : la glace en a creusé le fond bien en dessous du niveau de son embouchure, ce qui explique que le fjord soit tellement plus profond en son milieu qu’à son entrée.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
- Longueur : 42 km, vers le nord-est depuis le Høgsfjorden, à l’est de Stavanger.
- Point le plus profond : 456 mètres, sans compter les sédiments du fond.
- Le seuil de l’embouchure : sous le pont du Lysefjord, près de Forsand, un seuil plus petit se trouve à environ 90 mètres.
- La barrière extérieure : tout au bout, vers le Høgsfjorden, une crête morainique limite la profondeur minimale à environ 19 mètres.
Les moraines sont les roches et les graviers que les glaciers poussent devant eux et abandonnent en reculant. Le Store norske leksikon décrit une grande moraine à l’embouchure du fjord, déposée lors du retrait de la glace après la dernière glaciation, et c’est là que se trouve le village de Forsand. À la fonte des glaces, la montée du niveau de la mer a fini par percer la moraine frontale et inonder le profond bassin situé derrière, transformant une vallée glaciaire en fjord.
Depuis le plateau, on aperçoit d’autres vestiges laissés par les glaciers. En regardant vers le fond du fjord, Lysebotn se trouve à environ 30 km, à son extrémité, avec d’importants dépôts fluvioglaciaires, le sable et les graviers déposés par les eaux de fonte.
Pourquoi la paroi nord est si raide
Le Lysefjord n’est pas symétrique, et le Preikestolen existe en partie pour cette raison. À chaque glaciation, explique le NGU, la glace a entaillé les deux flancs du fjord, les rendant chaque fois plus raides et plus hauts. Mais la structure du socle a orienté le résultat. Dans la moitié extérieure du fjord, les structures du socle plongent vers le nord. Sur la rive sud, le versant descend vers l’eau dans le sens de ces structures, ce qui donne des pentes plus douces. Sur la rive nord, ces mêmes structures sont tranchées, ce qui laisse un relief beaucoup plus abrupt.
C’est sur cette rive nord que se dresse le Preikestolen. Les éboulements et les avalanches rocheuses lui ont ensuite donné sa forme actuelle, en taillant la falaise le long des faiblesses de la roche jusqu’à ce qu’il ne reste plus que le bloc carré en surplomb.
Comment le bloc a pris sa forme carrée
Les arêtes rectilignes ne doivent rien au hasard. Comme le reste du socle du Rogaland, le paysage autour du Preikestolen est traversé par de grandes fractures et des réseaux de failles qui se croisent à peu près à angle droit. Selon le NGU, ces fractures expliquent en partie pourquoi le plateau s’est découpé en forme de cube.
La fin de la dernière glaciation a déclenché le processus. Le Store norske leksikon attire l’attention sur le réseau de fractures visible d’en haut : des joints de décompression, formés lorsque le glacier qui occupait le bassin du fjord a fondu, il y a plus de 10 000 ans, et que l’énorme poids de la glace a disparu. Sans la glace, les montagnes du fjord ont perdu leur appui et sont devenues instables. D’après le récit de Preikestolen 365, les trois côtés de la formation se sont détachés lorsque trois grandes fissures ont cédé, et les avalanches rocheuses qui ont suivi ont laissé le Preikestolen dans sa forme actuelle.
Go Fjords raconte une version un peu différente de la même histoire, alors que le glacier était encore présent : l’eau du glacier a gelé dans les crevasses de la montagne et détaché de grands blocs anguleux, que la glace a ensuite emportés, donnant au plateau sa forme anguleuse. Les deux récits décrivent les mêmes forces — la glace, le gel et les fractures — à l’œuvre à la fin de la dernière glaciation.
Le gel est toujours à l’œuvre
Les forces qui ont façonné le Preikestolen ne se sont pas arrêtées. Le NGU explique simplement le cycle gel-dégel : l’eau s’infiltre dans les fissures de la roche, se dilate en gelant et exerce une pression sur la roche qui l’entoure. Avec le temps, la roche devient instable, et des blocs peuvent se détacher des versants. De grands éboulis le long du fjord témoignent de ces événements, et éboulements comme avalanches de neige se produisent chaque année sur le Lysefjord.
La fissure qui traverse le plateau
Quiconque marche jusqu’à l’arrière du plateau la voit : une fissure d’environ un demi-mètre de large et de plusieurs mètres de profondeur, qui traverse la plate-forme rocheuse. Selon un article de The Local publié en 2017, d’après le Stavanger Aftenblad, elle suscitait des inquiétudes depuis 1930.
Les géologues ont installé des boulons de part et d’autre de la fissure pour mesurer tout élargissement. En mai 2017, les mesures ont indiqué que l’écart s’était élargi de 2 à 3 millimètres, le premier changement enregistré en 22 ans. Le titre de The Local affirmait que les géologues craignaient un effondrement du rocher, et l’histoire a beaucoup circulé. La réaction du NGU lui-même a été prudente. L’un de ses chercheurs a déclaré que les mesures antérieures de la fissure s’étaient révélées imprécises et que le NGU supposait que le Preikestolen n’avait pas bougé récemment, mais qu’il allait désormais étudier la fissure de manière approfondie.
Cette attention ne tient pas tant aux randonneurs sur le plateau qu’au fjord en contrebas. Le NGU a indiqué s’intéresser particulièrement aux montagnes qui dominent des fjords, où un effondrement pourrait déclencher des raz-de-marée. La Norvège connaît bien ce danger : en 1934, un grand éboulement dans le Tafjord, plus au nord dans l’ouest de la Norvège, a provoqué un tsunami qui a tué des habitants du rivage. Un bloc qui tombe dans un fjord habité : c’est précisément le scénario que la surveillance doit permettre d’écarter.
L’étude de stabilité de 2017 à 2018
Les travaux sur le Preikestolen s’inscrivaient dans un effort plus large. Le NGU entendait cartographier au total 33 zones rocheuses instables dans le Rogaland, et l’un des résultats en fut le mémoire de master de Katrine Mo à l’Université norvégienne de sciences et de technologie (NTNU), intitulé « Stability Analysis of Preikestolen ».
L’étude a combiné trois méthodes pour construire une image en 3D de la falaise, telles que le NGU les a décrites à Teknisk Ukeblad en 2017 :
- Photogrammétrie par hélicoptère : des photographies qui se chevauchent, prises depuis un hélicoptère avec un appareil à très haute résolution d’environ 40 mégapixels.
- Photogrammétrie par drone : des images prises par un drone, qui peut voler plus près de la roche qu’un hélicoptère, avec une résolution plus faible.
- Balayage laser terrestre (LiDAR) : des mesures prises depuis la rive opposée du fjord et depuis le côté.
Des échantillons de roche ont été envoyés en laboratoire pour des essais de compression uniaxiale et triaxiale, dans lesquels des cylindres de roche sont chargés jusqu’à la rupture, afin de mesurer la résistance de la roche. Katrine Mo a ensuite combiné les mesures structurales et les modèles 3D dans une évaluation de stabilité, et a présenté ses résultats lors de la Geofaredagen, à Lillestrøm, le 1er novembre 2018.
Ce qu’a montré l’étude
Le résultat principal, rapporté par forskning.no en novembre 2018, est que la fissure ne traverse pas entièrement le rocher. C’est important, car un bloc ne peut glisser que le long d’un plan de faiblesse continu. Sans fissure traversante, il n’existe aucun plan de glissement le long duquel le Preikestolen pourrait tomber. Katrine Mo est allée plus loin : même si la fissure finissait par traverser la roche, ses résultats montraient que la marge de sécurité resterait élevée. Un court résumé de ses travaux, mentionné sur la fiche patrimoniale du NGU, conclut que le Preikestolen est constitué de types de roche solides et ne présente aucune fissure traversante.
La fiche du NGU ajoute un argument géométrique, facile à voir sur les photos prises depuis le sud. La grande fissure plonge vers le nord, à l’opposé de la face de la falaise. Pour reprendre les mots du NGU, la fissure penche du mauvais côté, et le Preikestolen se tient comme un piédestal dans le flanc de la montagne. La fondation Preikestolen résume le même constat : les géologues effectuent des mesures régulières depuis les années 1990, et elles montrent que la fissure ne traverse pas entièrement la roche et ne s’élargit pas.
L’étude avait ses limites, et Katrine Mo ne les a pas cachées. Elle n’a pas pris en compte des facteurs comme les séismes, l’eau et la glace, et a suggéré que d’autres s’y penchent, peut-être dans un autre mémoire.
Le Preikestolen tombera-t-il un jour ?
Un jour, oui. Rien n’est permanent dans un paysage que le gel continue de travailler, et le NGU dit clairement que le Preikestolen ne survivra probablement pas à la prochaine glaciation. À l’échelle humaine, en revanche, les preuves vont dans l’autre sens : une roche solide, aucune fissure traversante, et une fracture qui penche à l’opposé du vide.
La tradition locale a sa propre réponse. Une légende reprise par les gestionnaires du sentier veut que le Preikestolen tombe dans la mer le jour où sept frères épouseront sept sœurs, quand le cortège nuptial traversera le fjord à la rame pour se rendre à l’église. Les géologues le diraient de façon moins romantique, mais la conclusion est semblable : pas de sitôt.
Le vrai danger au Preikestolen n’est pas que la roche cède, mais la présence de visiteurs près d’un bord sans clôture. Notre article sur les décès et la sécurité au Preikestolen revient sur les accidents documentés et sur leurs circonstances.
Lire la géologie pendant la visite
Inutile d’être géologue pour voir l’essentiel de tout cela sur place. Quelques éléments à repérer :
- Au départ du sentier : le parking est construit sur une moraine glaciaire, et de gros blocs abandonnés par la glace reposent au pied des premières collines du sentier.
- Sur le plateau : la fissure à l’arrière, les arêtes droites à angle droit et le motif de fractures en blocs dans la roche autour de vous.
- En regardant vers le fond du fjord : Lysebotn, à l’extrémité du fjord, et la paroi nord abrupte face aux pentes plus douces de la rive sud.
- En regardant vers l’autre rive : la ligne d’horizon large et plane de la surface paléique, de part et d’autre du fjord.
- Depuis l’eau : une croisière sur le Lysefjord montre la falaise d’en bas, la meilleure façon de prendre la mesure de ses 604 mètres. Notre guide de la croisière sur le Lysefjord compare les options en bateau, et notre page des excursions recense les sorties vers lesquelles nous renvoyons.
Notre guide pour aller au Preikestolen couvre le bus, la route et le stationnement. Quoi que vous veniez voir, restez bien en retrait du bord : il n’y a pas de garde-corps, et la vue est tout aussi belle quelques pas en arrière.
Questions fréquentes
Quelle est la hauteur du Preikestolen ?
Le Preikestolen s’élève à 604 mètres au-dessus du Lysefjord, qui est ici au niveau de la mer. Le fjord, juste en dessous, est profond d’environ 400 mètres : du plateau au fond du fjord, la dénivellation est donc d’environ un kilomètre.
La fissure du Preikestolen s’agrandit-elle ?
Les boulons posés de part et d’autre de la fissure ont montré un élargissement de 2 à 3 millimètres en mai 2017, le premier changement enregistré en 22 ans, mais le NGU a indiqué que les mesures antérieures s’étaient révélées imprécises. L’étude de stabilité qui a suivi a établi que la fissure ne traverse pas entièrement la roche, et les gestionnaires du sentier affirment qu’elle ne s’élargit pas.
Le Preikestolen va-t-il tomber dans le fjord ?
Pas dans un avenir prévisible, selon l’analyse de stabilité de 2018 et le NGU, qui précise que la fissure penche du mauvais côté et que le rocher se tient comme un piédestal dans le flanc de la montagne. À l’échelle des temps géologiques, il disparaîtra : le NGU estime qu’il ne survivra probablement pas à la prochaine glaciation.
De quelle roche est fait le Preikestolen ?
Le NGU classe le socle comme une granodiorite porphyrique résistante, vieille de près d’un milliard d’années. Les essais en laboratoire de l’étude de 2018 ont décrit la roche comme un granite à gros grain et un gneiss ; dans les deux cas, il s’agit d’une roche de socle cristalline et dure.
Comment le Preikestolen s’est-il formé ?
Les glaciers ont creusé le Lysefjord au fil des glaciations successives. Quand la glace a fondu, il y a environ 10 000 ans, les parois abruptes ont perdu leur appui, et le gel, les fractures à angle droit et les avalanches rocheuses ont découpé la falaise en sa forme carrée.